S01E01 : C’est l’histoire de la naissance d’Amélix, ou comment amorcer une reconversion en douceur….

J’ai toujours aimé le vin. Sancerrement (soyons honnêtes, si tu n’aimes pas les jeux de mots, quittons-nous maintenant). Je n’ai jamais pensé à en produire moi-même, et pourtant j’en ai bu, avec modération, bien entendu. (Bonjour Papa, bonjour Maman).

En pleine prise de conscience des circuits courts et du zéro déchet, on se demande comment j’ai fait pour ne pas y penser avant…!

En 2006, après une maîtrise « Biologie des Populations et Ecosystèmes » (ce qui au premier abord paraît extrêmement sérieux et pointu alors qu’en fait, pas vraiment) et un Master 2 en Environnement à l’Université de Rouen, j’ai donc débuté ma carrière dans l’environnement, la santé et la prévention dans l’industrie (agro, pharma, pétrochimie, chimie,…). Je débarque donc dans « l’HSE » parce qu’il fallait travailler (« ce qui est bien mais pas top »).

Le temps passe vite : bim, 6 ans dans ma Normandie.

En 2013, la Normandie c’est joli mais je décide de partir à Paris.

J’aurais passé plus de 6 nouvelles années dans la santé et la prévention, mais dans une organisation patronale, qui au passage m’aura appris beaucoup de choses.

En 2019, je vais quitter Paris dans 10 jours. L’effet « waouh » s’est un peu dissipé grâce à quelques coups d’épaule, quelques alertes pollution et ce fléau qui touche la capitale : LES PUT*** DE TROTTINETTES.

Bon, allez j’aime bien Paris quand même. Parce que c’est beau, parce que rien n’égale Paris au niveau culturel, et puis y a plein d’amis et de collègues à revoir donc j’y retournerai régulièrement. Mais on peut aimer ET Paris ET la province, non ? Est-ce que choisir c’est renoncer ? Vous avez trois heures.

Donc je pars. Pour me reconvertir. Même pas peur.

Et à 36 ans bientôt, faut pas traîner ma grande.

Ma licence de biologie me permettant de candidater au Diplôme National d’Oenologue ( LE sésame), j’ai choisi, en février 2019, après avoir franchi les portes ouvertes de l’ISVV (l’Institut des Sciences de la Vigne et du Vin) de Bordeaux de candidater pour ce précieux diplôme . Il en existe 5 en France : Reims, Dijon, Bordeaux, Toulouse et Montpellier. Je n’ai postulé qu’à Bordeaux pour des raisons purement personnelles. Donc Bordeaux. 300 candidats, 60 reçus, un bon dossier à remplir, une lettre de recommandation, les méandres de la formation continue et de son financement,… puis la volonté de partir en Nouvelle Aquitaine pour mes fameuses « raisons personnelles ».

C’est donc officiel, peu importe la suite, je démissionne et je serai libre de mes engagements professionnels le 12 juillet 2019. La date d’une victoire de coupe du monde ? Non, juste (normalement) la fin d’une vie professionnelle dans la santé et la prévention. En attendant, pendant plusieurs semaines, l’attente de savoir si je suis prise au DNO. Réponse le 24 juin… Tic Tac Tic Tac…

C’est long… jusqu’à ce que la sentence tombe : ce sera un grand NON. Je ne suis pas prise pour le DNO à Bordeaux. Je ne serai ni œnologue, ni bordelaise. Et bam.

Voilà, fin de l’histoire. Bisous et bonne nuit.

.

..

…Mais nooon. #Blague #PlanB #nevergiveup

Un plan B en tête, confirmé après quelques recherches : je suis donc partie pour réaliser un BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole) viticulture-oenologie en an, oui Madame, vous m’avez bien entendu, pas deux, pas trois, pas quatre, mais oui, en un an. Et ça, avec le CNEAC, le Centre National d’Enseignement Agricole par Correspondance. En gros, l’équivalent du CNED pour le domaine agricole, puisque les diplômes dépendent d’un Ministère différent, celui de l’agriculture. Possédant déjà un Bac+5, je suis dispensée des matières générales. Non, je ne me la pète pas, enfin peut-être un peu mais c’est comme ça, faut bien que ça serve à quelque chose. Je n’ai donc que les matières spécialisées à passer. Je dois faire un stage de 10 à 16 semaines, projet déjà amorcé avec la tentative de candidature en DNO, idéalement en septembre, qui devrait se passer au château de Lussac pour les vendanges 2019. Et à raison d’une semaine de regroupement par trimestre près de Châteauroux, tout se fait à distance, ce qui est parfait dans mon cas.

Je passerai donc mon diplôme en juin 2020. La première étape de ma transformation, la naissance d’Amélix, prête à concevoir des litrons de potion magique.

Départ pour une nouvelle vie à La Rochelle le 12 juillet. Inscription au BTSA viticulture-oenologie et stage à Lussac Saint Emilion en septembre en cours.

Par ce blog, pour ceux qui souhaitent le consulter, je vous tiendrai informés du déroulement de cette nouvelle vie, pour éviter de répéter 1000 fois 1 chose à 1000 personnes (oui car ça, on peut) mais également aider ceux qui souhaitent se reconvertir dans les méandres de la formation continue, et voire de partager mes belles découvertes viti-vinicoles.

4 Replies to “S01E01 : C’est l’histoire de la naissance d’Amélix, ou comment amorcer une reconversion en douceur….”

  1. Bonjour Amélie
    Bravo pour cette démarche animée de passion !
    Tu connais peut-être (ou peut-être pas) Nina Izzo @LostInWine qui a suivi un parcours proche du tien… Pour ma part, je suis œnologue et bloggeur (quand je trouve le temps) oenoblogue.com Si je peux t’aider, à l’occasion, n’hésites pas. Bon courage pour la suite !
    Pascal H

    Aimé par 1 personne

    1. Bonjour Pascal et merci beaucoup ! Non, je ne connais pas Nina Izzo mais je viens de me rapprocher de son Twitter sur tes bons conseils ! Au plaisir de discuter et merci encore ! 🙂 Je ne manquerai pas d’aller jeter un oeil à ton blog !

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