#GÉORGIE : c’est l’histoire d’une fille qui trinque en géorgien : გაგიმარჯოს !

« Du vin… Qu’est-ce que ça peut bien être ? » Voix off : « L’origine du vin remonte à la nuit des temps. On estime son apparition aux alentours de longtemps avant Jésus Christ. » Pour ceux qui ont la référence, c’est un peu ça l’idée (pour ceux qui ne l’ont pas c’est à voir ici). Je vous racontais dans le précédent article que la Géorgie était le berceau du vin, 8000 ans avant JC, blablabla…

En y passant quelques jours, on comprend très vite qu’en fait le pays du vin, c’est pas vraiment la France. En Géorgie, pas une seule minute sans croiser un verre de vin, une bouteille de vin, un bar à vins, un dicton sur le vin ou bien de la vigne rampant sur les murs de la ville… On ne sait plus où donner de la tête !

Il semble que la Géorgie soit vraiment LA terre du vin (en plus de ses magnifiques et divers paysages, mais ce n’est pas le sujet…).

Après avoir connu mille invasions, la dernière datant de 2008 par la Russie, la Géorgie n’a perdu ni sa langue, ni son magnifique alphabet incompréhensible, ni son savoir-faire ancestrale dans la fabrication du vin. Fin 2013, la méthode traditionnelle de préparation du vin dans de grandes jarres en argile, les « kvevri » (à prononcer « kouéri »), a été intégrée à la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO. Ça claque un peu, non ? Et du coup, c’est quoi cette méthode traditionnelle…?

Alors en gros, tu presses tes raisins, tu prends une sorte de jarre en argile (le fameux kvevri pour ceux qui suivent) et tu y verses le jus, les peaux, les rafles et les pépins de raisin, la jarre est ensuite scellée et enfouie dans le sol afin de laisser le mélange fermenter pendant cinq à six mois avant sa consommation. Ca ressemble à ça :

Et c’est bon ET naturel…

Après des décennies de stratégie soviétique (c’est-à-dire produire beaucoup, beaucoup et encore beaucoup), la ré-orientation qualitative est en cours et on a vraiment goûté de belles choses !

Autre point notable : la majorité de ces cépages sont autochtones, à savoir géorgiens et/ou issus des pays soviétiques. On compte plus de 500 cépages référencés en Géorgie, mais seulement une trentaine sont exploités de manière industrielle. Actuellement, les cépages vu comme les plus qualitatifs sont sont le mtsvane et le kisi en blanc et le aleksandrouli, l’odjalechi et le saperavi en rouge (le plus connu). Vous épargne leur écriture en alphabet géorgien.

La variété de vin produit en Géorgie est également plus large que celle produite en France (blancs secs, demi-secs, moelleux, liquoreux et mousseux, rouges secs, rosés, vins doux naturel car on y trouve aussi des vins rouges moelleux à liquoreux, des vins blancs ambrés, sans compter les vins blancs et rouges vinifiés en kvevri (la méthode traditionnelle si tu suis bien ce que je dis).

Enfin, il faut aussi savoir qu’ils fabriquent également leur propre gnôle, appelée mignonnement « chacha » à prononcer « tchatcha » (mignon, mais ça déboucherait un chiotte…).

C’est pas pour rien qu’ils appellent également ça la « vodka géorgienne ». C’est en fait une eau-de-vie de raisin qui va de 40° à 65° qu’on peut trouver en vente soit sur le bord de la route dans des bouteilles en plastiques…

Une chacha et ça repart !

… soit dans différentes échoppes (un peu partout quoi).

Je suis restée sagement au vin et je crois que c’était définitivement une bonne idée. Vu l’omniprésence de l’alcool, il est d’ailleurs assez amusant de remarquer que les seuls que nous ayons vu dans un mauvais état étaient européens ou américains, mais pas locaux. #lavienestquunentrainement

Pour terminer, on a également pu visiter un très chouette endroit : la winery Khareba, recommandé entre autres par le blog de voyages mifuguemiraison.com découvert récemment, mais vraiment top ! Merci à eux pour l’aide apportée au cours de notre voyage. Cette winery Khareba est aménagée dans d’anciens tunnels de près de 8km de longs construits à l’époque soviétique à la fin des années cinquante et devant servir d’abri militaire. La cave a été creusée dans la roche granitique à flanc du massif montagneux du Caucase. La température qui oscille naturellement entre 12 et 14 °C et une humidité de 70% sont des conditions idéales pour la conservation du vin.

Voici quelques illustrations de la dégustation et de ce lieu hors du commun, parfaitement aménagé :

Dégustation de deux vins vinifiés en kvevri (ou qvevri), donc deux vins secs : un rouge 100% saperavi (une bouteille a trouvé résidence à La Rochelle…) et un blanc 100% krakhuna. Pour l’anecdote, notre guide a également bu les deux verres de dégustation. Reste à savoir si elle le fait à chaque visite…

Bref, une très belle découverte que la Géorgie avant une entrée en matière le 26 août à la Coopérative des vignerons de l’île de Ré !

7 Replies to “#GÉORGIE : c’est l’histoire d’une fille qui trinque en géorgien : გაგიმარჯოს !”

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