S01E12 : Previously on Desperate housewine…

Voilà bien longtemps que je n’ai pas donné de mes nouvelles viti-vinicoles. Le rythme soutenu du BTSA viti-oeno en un an, le bourrathlon de Noël et les vacances au soleil ont eu raison de ce blog qui était plutôt, jusqu’alors, alimenté régulièrement.

Mais que nenni, me revoilà. Les cours à étudier, les devoirs à rendre au CNEAC et le stage à la coopérative de l’île de Ré rythment toujours mes journées. Les examens se rapprochent doucement avec des dossiers à constituer et à présenter aux quatre oraux qui m’attendent en juin… La pression n’est pas encore là mais se fait doucement sentir.

En œnologie, j’ai choisi d’étudier la filtration tangentielle précoce d’un vin rosé. Normalement, à la coopérative, le rosé est élevé sur ses lies puis filtré grâce à un filtre tangentiel. Là, on a écarté une cuve qui a été filtrée. Le but de cette expérience est d’étudier de comparer les deux vins et d’analyser l’impact d’une filtration précoce. J’ai donc réalisé une dégustation comparative avec mes collègues du CNEAC, j’en profiterai d’ailleurs pour faire un article sur le sujet !!

Organisation de ma dégustation pour mon dossier d’œnologie…

En viticulture, avec l’arrêt du glyphosate #sujetpolémique #jenerentrepasdansledébat, il faut trouver des solutions alternatives pour ceux qui l’utilisent encore en partie. Je vais donc réaliser une analyse financière des différentes techniques de désherbage des adventices (#mauvaisesherbes en gros) afin de savoir laquelle est la plus techniquement et financièrement avantageuse pour les viticulteurs : herbicides, paillage plastique, désherbage mécanique, paillage en chanvre. Je vais d’ailleurs effectuer un test de pose de paillage en chanvre sur une parcelle pour pouvoir en estimer les coûts. J’avais bien une idée pour le dégrader ensuite mais on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas le même type de chanvre.

high snoop dogg GIF

Et puis, je passe un peu de temps dans la vigne aussi. Vous me direz, mais que fait-on l’hiver dans la vigne ? Principalement, on taille, on taille, on taille. On « tire les bois » aussi, c’est-à-dire on enlève ce qu’on a coupé. On attache la vigne aussi, qui est une liane, sur un fil de fer, en gros. Et puis ça repousse doucement (de plus en plus tôt avec le réchauffement climatique) avant de redonner de belles grappes…

Et c’est pas vraiment facile la taille. Car chaque cep de vigne est différent et demande une réflexion (mais vraiment, hein !) pour obtenir le rendement voulu en fonction du vin que l’on souhaite faire. Par exemple, on peut chercher de la quantité, c’est-à-dire du rendement, ou bien, quelque chose de plus concentré en terme d’arômes, donc moins de baies, donc moins de grappes. En coopérative, on va plutôt chercher du rendement tandis que dans un beau et grand château, on va plutôt chercher une taille rigoureuse, limitant la quantité de raisins que porte un cep de vigne autrement dit sa charge, permet d’obtenir des raisins de meilleure qualité. Je caricature, mais c’est ça l’idée. Donc je m’exerce, sécateur à la main, cep par cep, comme disait les News Kids On The Block (j’assume complètement).

Résultat de recherche d'images pour "tailler la vigne"

On fait aussi des études de sol pour savoir s’il manque de quelque chose dedans. Grâce à une tarière, on fait des prélèvements. A l’île de Ré, le sol est plutôt sableux donc c’est pas trop compliqué de manier la tarière… Il faut donc effectuer plusieurs prélèvements à différents endroits dans une parcelle, afin que ce soit représentatif, on mélange bien et on envoie ça au laboratoire pour analyse. En fonction du résultat, on peut conseiller les viticulteurs sur les traitements à effectuer sur leur sol.

Voilà, au final, j’en avais des trucs à dire. Et c’est pas fini, demain, je suis juré au Concours Général Agricole à Paris, alors j’en aurais bientôt d’autres trucs à vous raconter.

Veaux, vaches,… vin, j’arrive !!!

4 Replies to “S01E12 : Previously on Desperate housewine…”

  1. Attention, attention madame même si tu caricatures « adventices » n’est pas égal à « mauvaises herbes ». D’ailleurs, il n’existe pas de mauvaises herbes en agronomie, juste des plantes qui rentrent en concurrence avec d’autres plantes. c’est dit!allez bravo pour cet article.
    PS: tarière de gay #jaimelesgrossestarières #jaimelesgayaussi

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    1. J’ai voulu vulgarisé mon propos pour qu’il soit plus accessible que le terme « adventices » peu connu pour les non-initiés…d’où mon #mauvaisesherbes et « en gros », mais tu as tout à fait raison, ce sont des adventices ! Merci :-))) et juste « AHAHAHAH » pour le PS :-))))

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